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Rapport sur les législatives du 30 juillet 2017 : la CENA déplore des lenteurs dans la délivrance des cartes biométriques

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Nous avons reçu ce mardi le rapport de la Commission électorale nationale autonome (CENA) publiée, aux termes de l’article L.23 alinéa premier du Code électoral,  dans les quinze (15) jours suivant sa transmission au Président de la République.
« L’espoir sera déçu chez de nombreux citoyens, qui ne parviendront pas à obtenir à temps le document tant convoité. En effet, si l’idée de coupler la CNI à la carte d’électeur en perspective des législatives était généreuse, le temps imparti pour sa réalisation posait problème à cause des délais fixés par le calendrier électoral », a conclu la Commission.
« Ainsi, poursuit notre source, l’instruction de la CNI simple, c’est-à-dire sans la partie « élections », dont le démarrage était prévu pour le 2 novembre 2016 (cf. calendrier supra), a été différée au profit de l’établissement d’une CNI couplée à la carte d’électeur, la finalité étant d’atteindre un nombre d’inscrits prédéterminé de quatre millions cinq cent mille (4 500 000) ».
« En outre, le programme d’installation des centres d’instruction de la nouvelle carte biométrique CEDEAO et des commissions administratives décliné au début n’a pas été respecté. Enfin la notion de « confirmation » consistant, de la part de chaque citoyen, à se présenter physiquement pour confirmer son inscription et qui a fait l’objet d’un large débat, a fini par être abandonnée », ajoute Doudou Ndir et Cie.
Réagissant sur ce dossier, la CENA a adopté une délibération pour dénoncer la procédure suivie par le ministère en ce qu’elle ne respectait pas le parallélisme des formes.
Du fait d’un problème de locaux, les sites de saisie des données étaient installés à des endroits différents et éloignés les uns des autres même si la distance ne constitue pas en soi un obstacle.
« C’est surtout l’absence d’interconnexion entre ces sites qui a rendu la tâche parfois difficile, occasionnant des cas de saisies multiples du même dossier, voire des omissions de dossiers. De surcroît, certains dossiers étaient parfois acheminés physiquement d’un point de saisie à un autre pour vérifier s’ils étaient saisis ou non, notamment entre la DAF, sise à la Cité Police, et les locaux situés à la Place du Souvenir africain. C’est à la Cité Police que s’effectuait le conditionnement des dossiers fraîchement arrivés des commissions administratives. Ce conditionnement consistait en la mise en lots pour séparer les trois types de dossier conformément aux opérations de la refonte :  « confirmation », « modification d’adresse électorale » et « nouvelle inscription ». Quant aux anciens locaux de la DAF, ils abritaient la salle de production où étaient affectés des agents et les équipements pour la confection des cartes. Les tâches qui s’y effectuaient étaient le contrôle qualité, la validation et le tri. Cette dernière opération consiste à répartir les cartes par commission de distribution », déplore aussi la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Le Transfert physique des données comporte des risques 
Concernant toujours cette période préélectorale, la CENA a relevé que les commissions administratives d’inscription sur les listes électorales et les points centraux de la saisie n’étaient pas interconnectés non plus. Conséquemment, il fallait procéder à un transfert physique des données, ce qui comporte des risques de perte. La fin de la saisie des dossiers, initialement prévue pour le 5 mai 2017, a dû être reportée au mercredi 10 mai 2017 à 18 h. Cet arrêt s’imposait afin de respecter le calendrier électoral et permettre d’entamer la procédure de production des listes provisoires qui était fixée au 11 mai 2017. Les dossiers qui n’étaient pas encore traités furent classés comme « listes additives ».

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