OUVERTURE DE L’AIBD: Le grand oral de Maïmouna Ndoye Seck

En prélude à l’inauguration de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, la ministre des Transports aériens a rencontré hier la presse. Une occasion pour Maïmouna Ndoye Seck de faire le tour d’horizon des questions liées à la mise en service de l’infrastructure, qui doit prendre le relais de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, à partir du 7 décembre.

L’inauguration de l’Aibd est «un événement majeur» pour la ministre des Transports aériens. Pour elle, l’Aibd va «révolutionner l’aménagement du territoire» et dans quelques années, «on va assister à la transformation économique» du Sénégal, du fait de l’impact multiforme, à travers tous les secteurs.

Pas de problèmes avec les compagnies, les cuves de kérosène opérationnelles

Les inquiétudes et par rapport aux cuves de kérosène et à la présence des compagnies, qui trouvaient élevés les tarifs de location des espaces et du passage Vip, n’ont pas lieu d’être. C’est l’assurance donnée par la ministre, qui affirme que tout est en ordre pour que l’aéroport de Diass puisse fonctionner normalement. «Il n’y a aucun problème avec les cuves de kérosène. Le travail est totalement terminé. Elles ont été construites par les plus grandes sociétés dans le domaine. Des sociétés qui tiennent à leur image et leur respectabilité. A partir du 7 décembre, on n’aura aucune difficulté pour approvisionner les compagnies», a indiqué Maïmouna Ndoye Seck. De même, elle assure que toutes les compagnies sont prêtes pour Aibd. «Toutes les compagnies seront à l’Aibd. Je n’ai aucune information qu’une compagnie ne sera pas à l’Aibd. Quiconque doit revenir au Sénégal après le 7 décembre doit atterrir à l’Aibd», dit-elle. D’ailleurs, le Directeur de l’Anacim a affirmé que «le programme de vol des compagnies est déjà validé sur Aibd depuis trois jours».

Un problème de hangar à l’Aibd retient l’avion présidentiel à Lss

Quid du pavillon présidentiel qui, selon certaines informations, va rester pour le moment à Lss ? La ministre des Transports aériens soutient qu’il se pose actuellement un problème de hangar pour l’avion présidentiel, mais que le pavillon du chef de l’Etat est prêt. «Le Président va aller à l’Aibd. Le problème qu’il y a, c’est que l’avion présidentiel n’a pas encore de hangar à l’Aibd. C’est pourquoi il reste ici», soutient le ministre, qui ajoute que le pavillon présidentiel à l’Aibd, en termes de modernité et de confort, dépasse de loin celui de Lss. Et que toutes les dispositions seront prises pour que le Président puisse embarquer de Diass. D’ailleurs, révèle-t-elle, le président de la République pourrait même y embarquer juste après l’ouverture.

«Si on paye 500.000 F Cfa pour son billet, on doit pouvoir payer 15.000 F Cfa pour son taxi»

Alors que beaucoup de Sénégalais dénoncent la cherté du prix du transport en partance de l’aéroport de Diass, la ministre des Transports aériens penche pour le contraire. «Les propriétaires de taxis sont des entrepreneurs privés et ont des coûts à couvrir. Déjà, à l’aéroport Lss, on avait des tarifs de 5000 le jour et 7000 F la nuit. Si on fait le prorata par rapport à l’Aibd (beaucoup plus éloigné) on constate que les tarifs sont compétitifs», a expliqué la ministre. Qui donne l’exemple de Charles De Gaulle en France, où on ne débourse pas moins de 45 euros pour le rallier en taxi. Mieux, la ministre ajoute que qui peut le plus peut le moins. «Si on paye 500.000 F Cfa pour son billet, on doit pouvoir payer 15.000 F Cfa pour son taxi», assène-t-elle. Mais, quoi qu’il en soit, la patronne du transport aérien sénégalais note que personne n’est obligé de payer cher. Il y a, souligne-elle, un éventail de choix, selon les moyens et les exigences de chaque passager. Ainsi, les bus de Dakar Dem-Dikk proposent des tarifs allant de 1000 F Cfa ou même 600 F Cfa à 6000 F Cfa, selon la distance et le confort souhaité. Il y a aussi d’autres privés qui proposent leurs services.

Les populations locales se contenteront des emplois non qualifiés

La question des retombées de l’installation de l’aéroport pour les populations des communes environnantes, notamment en termes d’emplois, est plus que d’actualité. Mais, pour Maïmouna Ndoye Seck, une attention particulière est accordée à la question. Mais, en attendant d’avoir mieux, les populations de Diass, Keur Mousse, Sindia, Sébikotane… devront se contenter des petits boulots. «Pour les travaux non qualifiés, on va privilégier l’utilisation des populations locales, soutient la ministre, qui cite entre autres travaux, le jardinage, le nettoiement.
Le patron de la société de gestion de l’Aibd (LAS) a abondé dans le même sens. «Nous travaillons avec les mairies des communes environnantes. Dès qu’il y a des besoins pour les emplois non qualifiés à pourvoir, nous nous adresserons à eux», a noté le DG. Qui ajoute que ces locaux non ou moins qualifiés devraient surtout travailler avec les sous-traitants de LAS, qui demandera à ses sous-traitants, «d’aller en premier vers les populations locales» pour les recrutements.

L’aéroport Lss et sa réserve foncière sont la propriété de l’Etat

Les Ngorois qui sont montés déjà au créneau pour réclamer leur part de la réserve foncière, suite au transfert de l’aéroport Lss vers Diass peuvent déchanter. Les terres qu’ils réclament appartiennent à l’Etat. Et la ministre des Transports aériens l’a bien affirmé hier. «J’ai l’habitude de dire au Président : ‘’il faut me rendre les terres de mes aïeuls, car les champs de mes grands-parents sont dans l’aéroport’’. Mais, il me répond : ‘’d’abord, les blancs avaient payé et Senghor a ensuite payé. Nous, nous ne pouvons pas payer. Les réserves foncières reviennent à l’Etat’’. Et le président de la République a pris un décret, qui devrait être signé aujourd’hui (hier), pour confier la gestion de l’aéroport et les réserves foncières à l’armée», a déclaré la ministre.

Jotay

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