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Gabon: la mère d’Ali Bongo perd un procès contre Pierre Péan

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ouvel épisode dans le feuilleton qui oppose Pierre Péan à la famille Bongo devant la justice française. L’ex-épouse d’Omar Bongo et mère du président gabonais Ali Bongo, Joséphine Nkama, devenue une vedette de la chanson dans son pays sous le nom de Patience Dabany, poursuivait l’écrivain pour « atteinte à la vie privée » en raison d’articles de 2016 publiés par le journal Marianne. Elle a été déboutée par le Tribunal de grande instance (TGI) de Paris mercredi et condamnée à verser 2 000 euros à Pierre Péan.

En cause, plusieurs articles publiés par l’hebdomadaire Marianne en juillet 2016, dont l’un de Pierre Péan, intitulé « La stérilité de Joséphine et la diplomatie israélienne »,  avançait que Joséphine Nkama (alias Patience Dabany), aurait consulté des pontes en gynécologie, en France et en Israël, à la fin des années 1970 pour « vaincre sa stérilité ».

Dans son assignation, Patience Dabany estimait que « lui imputer une supposée stérilité et évoquer son recours à un médecin israélien réputé constituent des atteintes intolérables à son droit au respect de la vie privée ». Mais l’ex-épouse d’Omar Bongo a été déboutée par la 17e Chambre du TGI de Paris au motif que les allégations de Pierre Péan, objets des poursuites, qui « avaient déjà été portées à la connaissance du public dès 1983 » et par conséquent déjà divulguées, « ne peuvent constituer une atteinte à la vie privée ».

Affaires africaines

En 1983 en effet, dans son livre Affaires africaines, l’écrivain aborde déjà cette question. En 2014, dans Nouvelles affaires africaines, Pierre Péan revient sur cette stérilité supposée pour contester la filiation biologique d’Omar et Ali Bongo.

Toujours selon le jugement, « la personne mise en cause peut toujours opposer un démenti, si elle estime que les faits portant atteinte à sa vie privée sont inexacts ». Patience Dabany a également été condamnée à verser 2 000 euros à Pierre Péan au titre des frais de justice. « Un jugement logique » pour l’avocat de Pierre Péan, Me Jean-Yves Dupeux. L’avocate de la plaignante, Me Claude Dumont-Beghi, a indiqué à RFI qu’elle allait faire appel.

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